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COVID-19 et RAC - partie 3 : le financeur

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Crise sanitaire et économique sans précédent, la Covid-19 a redistribué les cartes du marché du regroupement de crédits, déjà impacté par la baisse du taux d’usure et la diminution des marges. Comment les différents acteurs du secteur, packageurs, mandataires, financeurs, ont-ils fait face au confinement et au ralentissement du marché ?

Dans cette troisième partie, découvrez le retour d’expérience de CREATIS, établissement financeur spécialisé en regroupement de crédits. 

Anticipation et réactivité  

Chez CREATIS, anticipation et réactivité ont été de mise pour gérer au mieux la situation. Une semaine avant le début du confinement, CREATIS avait déjà pris les devants en montant une équipe dédiée au Plan de Continuité de l’Activité. Caroline TASSART, Directrice Commerciale de CREATIS nous explique les mesures prises par l’établissement.

« Chez CREATIS, une équipe de 7-8 personnes a été détachée pour préparer la mise en place du télétravail pour tous les salariés et permettre à l’activité de se poursuivre dans les meilleures conditions. Le télétravail était déjà en vigueur chez nous puisqu’1/3 des effectifs l’était déjà 1 jour par semaine. Nous avons pu facilement dupliquer le modèle. En deux jours, 80% de nos salariés étaient équipés, en neuf jours, tous l’étaient. La gestion du courrier a également continué sur site avec un petit groupe de personnes qui venaient 2 fois par semaine pour traiter et scanner les documents reçus par la Poste. Grâce à la méthodologie mise en place, nous n’avons pas subi de rupture dans le traitement des dossiers.»

Aménagement des process  

Qui dit confinement, dit établissements fermés : mairies, banques, bureaux de Poste… Pour éviter que certains dossiers ne soient à l’arrêt, CREATIS a aménagé ses process.
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Resserrement des normes  

Après l’aménagement des process, CREATIS se voit contraint, à la mi-avril, de resserrer ses normes pour limiter les risques.

« Nous avons publié un organigramme qui a été diffusé à l’ensemble de nos partenaires et qui détaillait les mesures que nous avons mises en place pour faire face à cette nouvelle situation. Ainsi, par exemple, pour un salarié en chômage partiel, la prise en compte de ses revenus dépendait, d’une part de la taille de son entreprise et d’autre part de son secteur d’activité. »
 

Un retour « à la normale » progressif  

Avec le déconfinement, le retour des collaborateurs sur le site de CREATIS s’est organisé dans le respect des règles de distanciation sociale, seulement 1/3 des salariés est présent à la fois, le reste étant en télétravail. Les normes mises en place pendant le confinement s’arrêteront progressivement durant l’été. Si on peut parler d’un « retour à la normale », CREATIS doit limiter des risques et étudie au cas par cas les situations de chômage partiel. Pour les salariés du secteur hôtelier et touristique où le chômage partiel est encore fortement présent, l’établissement fait souvent le choix de ne pas financer.
 

Quelle vision de l’avenir ?   

« Le rachat de crédits est un produit de crise. Il y a donc de fortes chances que les dossiers repartent à la hausse. On observe aussi une augmentation des dossiers plus « qualitatifs » avec des clients prévenants qui veulent se constituer une épargne de précaution. Le marché va repartir, c’est certain mais l’inconnu reste le comportement du consommateur, va-t-il continuer à consommer comme avant ? Nous n'avons pas la réponse pour l'instant. »

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Découvrir les articles précédents

Partie 1 – le point de vue du packageur
Partie 2 – le point de vue du mandataire

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